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Marché mondial de l’emploi des jeunes - OIT

Marché mondial de l'emploi des jeunes - OIT

Le taux mondial de chômage des jeunes reste bien au-dessus de son niveau d’avant la crise (en 2007), à savoir 11,7 pour cent. Globalement, deux cinquièmes (42,6 pour cent) des jeunes actifs dans le monde étaient soit chômeurs, soit travailleurs pauvres.

Tendances mondiales du marché du travail des jeunes

- La population active de jeunes et le taux d’activité des jeunes poursuivent leur baisse au niveau mondial simultanément avec l’augmentation des inscriptions à l’école. Entre 1991 et 2014, la proportion de jeunes actifs (travailleurs ou chômeurs) rapportée à l’ensemble des jeunes a reculé de 11,6 pour cent (de 59,0 à 47,3 pour cent), par comparaison à une baisse de 1 pour cent du taux d’activité des adultes.

- Le taux d’emploi des jeunes par rapport à la population ‒ la part de la population en âge de travailler effectivement employée ‒ a diminué de 2,7 pour cent entre 2007 et 2014 (de 43,9 à 41,2 pour cent) au niveau mondial. La tendance baissière de ce taux parmi les jeunes est étroitement corrélée à la hausse tendancielle du niveau de scolarisation.

- Après une période de croissance rapide entre 2007 et 2010, le taux de chômage des jeunes au niveau mondial s’est stabilisé à 13,0 pour cent durant la période 2012‒14, et n’a progressé que légèrement en 2015, à 13,1 pour cent. Toutefois, il n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant la crise (11,7 pour cent en 2007).

- Le nombre de jeunes chômeurs a diminué, passant de 76,6 millions au pic de la crise (2009) à environ 73,3 millions en 2014.

- Globalement, le rapport entre le taux de chômage des jeunes et celui des adultes n’a guère varié dans le temps, s’établissant à 2,9 en 2014. Depuis 1995, il a toujours été presque trois fois supérieur à celui des adultes (rapports compris entre 2,7 et 2,9).

Tendances régionales : chômage des jeunes, taux d’activité et inactivité

- En 2014, les taux de chômage des jeunes étaient les plus élevés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (28,2 et 30,5 pour cent, respectivement), et les plus faibles en Asie du Sud et en Asie de l’Est (9,9 et 10,6 pour cent, respectivement).

- Le chômage des jeunes dans les Economies développées et l’UE, région la plus touchée par la crise, a commencé à reculer à partir de 2012, diminuant de 18,0 à 16,6 pour cent entre 2012 et 2014 ; cette tendance devrait se poursuivre, avec un taux projeté à 15,1 pour cent en 2020.

- Toutefois, la reprise tarde à se matérialiser dans de nombreux pays européens ; dans les deux tiers d’entre eux, le taux de chômage des jeunes dépassait 20 pour cent en 2014.

- Le taux de chômage des jeunes augmente en fonction du niveau de scolarité dans trois régions (Asie et Pacifique, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Afrique sub- saharienne), où les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur risquent deux à trois fois plus d’être chômeurs que les jeunes qui ont complété des études primaires, ou moins. Dans les régions à revenu élevé, en revanche, les jeunes moins scolarisés éprouvent les plus grandes difficultés à trouver un emploi.

- Suite à la grande récession, les taux des jeunes ni employées, ni scolarisées, ni en formation (NEET) ont culminé en 2010 dans la plupart des économies les plus développées (2012 pour l’UE). Le pourcentage de jeunes NEET a commencé à baisser dans les 28 pays de l’UE depuis le pic de 2012 (13,1 pour cent), pour retomber à 12,4 pour cent en 2014.

- Dans les 28 pays de l’UE, plus d’un jeune chômeur sur trois (35,5 pour cent) recherchait un travail depuis plus d’un an en 2014, en progression par rapport à 2012 (32,6 pour cent).

- On constate également une tendance à la hausse du travail temporaire parmi les
jeunes dans la majorité des pays européens, avec une légère progression moyenne dans les 28 pays de l’UE entre 2005 et 2014 (de 40 à 43,3 pour cent).

- S’agissant du travail à temps partiel, la principale difficulté dans les pays à faible revenu est la durée atypique du travail des jeunes les plus vulnérables (ceux qui travaillent à leur compte et ceux qui collaborent au travail familial) et des travailleurs occasionnels : 23,6 pour cent des jeunes travailleurs des pays à faible revenu occupaient un emploi à temps partiel (taux comparable à celui des pays de l’OCDE, soit 20,7 pour cent), mais ce pourcentage atteignait 35,9 pour cent pour les jeunes travaillant à leur compte.

- En 2013, plus d’un tiers (37,8 pour cent) des jeunes travailleurs dans le monde
en développement étaient pauvres (17,7 pour cent en situation de pauvreté extrême ; 20,1 pour cent en situation de pauvreté modérée).

- En 2013, 169 millions de jeunes travaillaient, mais avaient un revenu inférieur à 2 $ E.-U. par jour. Ce chiffre atteint 286 millions si l’on y inclut les « quasi-pauvres », le seuil étant en ce cas fixé à moins de 4 $ E.-U. par jour.

- Dans la plupart des pays à faible revenu, deux jeunes travailleurs sur trois (66,3 pour cent) occupaient un emploi vulnérable comme les jeunes travaillant à leur propre compte ou les jeunes (non rémunérés) participant aux activités familiales. En plus, 4,3 pour cent avaient un emploi salarié occasionnel, et 2,1 pour cent un emploi temporaire, soit un total de 72,5 pour cent occupant un « emploi irrégulier ». Ces chiffres se comparent à une moyenne de 34,5 pour cent d’emploi atypique dans sept pays à revenu moyen-supérieur, et de 41,2 pour cent dans huit pays à revenu moyen-faible.

Consulter le rapport de l’OIT

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