En choisissant de fonder sa politique en faveur des étudiants sur des critères exclusivement sociaux, la France a aussi choisi de n’aider que 25% de ses étudiants alors que d’autres pays comme les USA, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont mis en place des systèmes d’aides permettant d’accompagner financièrement de 60 à 90% de leurs étudiants.

Si l’on veut réellement aider les étudiants des classes moyennes, il faut se fixer un objectif d’au moins 60% d’étudiants aidés ce qui implique de rompre avec la politique du tout social menée jusqu’à présent en France.

Les étudiants des classes moyennes sont-ils condamnés au système D pour étudier ?

A propos de l'auteur
Olivier Vial

Olivier Vial est président de l’UNI et directeur du CERU – centre d’études et de recherches universitaires (Le labo d’idées universitaire).

Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.

Après des études à Grenoble, où il obtient une maitrise d’économie, Olivier Vial poursuit ses études à l’Institut Français de Presse (IFP) à Paris.

Il a été élu au conseil d’administration du CNOUS, de 2000 à 2002. Il a également été membre de la section des "questions économiques générales et de la conjoncture" du conseil économique et social.

Il contribue au site Atlantico.

Il a publié "l’école malade de l’égalitarisme".