L’allocation d’autonomie n’est pas une idée neuve. C’est en 1946, lors du congrès de l’UNEF à Grenoble, qu’est née cette idée avec l’adoption d’une charte visant à reconnaître les étudiants comme de "jeunes travailleurs intellectuels" ayant droit à ce titre à un "présalaire". Depuis, la gauche agite régulièrement ce projet sans jamais avoir réellement tenté de le mettre en oeuvre.

A l’approche des présidentielles, tous les partis de gauche (du Front de gauche au PS en passant par Europe Ecologie) présentent dans leur projet une variante de cette allocation. Quelles que soient les modalités retenues, ce type de mesure reste "ruineux" pour les finances publiques, injuste socialement et constitue une trappe à inactivité pour les jeunes.

Les 3 pièges de l’allocation d’autonomie

A propos de l'auteur
Olivier Vial

Directeur du CERU.

Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.

Après des études à Grenoble, où il obtient une maitrise d’économie, Olivier Vial poursuit ses études à l’Institut Français de Presse (IFP) à Paris.

Il a été élu au conseil d’administration du CNOUS, de 2000 à 2002. Il a également été membre de la section des "questions économiques générales et de la conjoncture" du conseil économique et social.

Il a, notamment, publié "l’école malade de l’égalitarisme". Il est également président de l’UNI.