Va-t-on progressivement remplacer les notes par des smileys ? Depuis plusieurs semaines, des voix, notamment celles de l’AFEV, de l’ « association contre la constante macabre » ou même de Peter Gumbel, auteur de « On achève bien les écoliers », multiplient les déclarations afin de démontrer que le sens du progrès passe nécessairement par un assouplissement de l’évaluation des élèves et la suppression des notes à l’école.

Directement inspirée par les théories de la Nouvelle éducation, qui avaient prospéré dans les années 70, leur objectif est de remplacer l’évaluation des connaissances par une évaluation centrée uniquement sur les compétences et les comportements.

Cette évaluation dite « formatrice » est un échec et plusieurs pays viennent d’abandonner cette pratique. Voilà, ce que rappelle la première note "Répliques" publiée par le Centre d’études et de recherches de l’UNI - CERU.

La suppression des notes à l’école est un échec

A propos de l'auteur
Olivier Vial

Olivier Vial est président de l’UNI et directeur du CERU – centre d’études et de recherches universitaires (Le labo d’idées universitaire).

Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.

Après des études à Grenoble, où il obtient une maitrise d’économie, Olivier Vial poursuit ses études à l’Institut Français de Presse (IFP) à Paris.

Il a été élu au conseil d’administration du CNOUS, de 2000 à 2002. Il a également été membre de la section des "questions économiques générales et de la conjoncture" du conseil économique et social.

Il contribue au site Atlantico.

Il a publié "l’école malade de l’égalitarisme".