Les 5/20 en maths, les zéro en dictée et l’angoisse du bulletin en dessous de la moyenne… Une pression illégitime qui casserait les élèves ? Alors que certains reviendraient bien aux bonnets d’ânes et aux tableaux d’honneur, une vingtaine de personnalités, tels Daniel Pennac, Marcel Rufo ou Richard Descoings, appellent à signer une pétition pour la suppression des notes à l’école élémentaire. Des professionnels de l’éducation nous livrent leur point de vue.

« Les notes ne sont pas responsables de l’échec scolaire »

Olivier Vial, président de l’UNI – Union nationale inter-universitaire-, directeur du Centre de recherche de l’UNI (CERU).

L’idée de supprimer les notes est apparue après mai 68, on voulait moins de contraintes et mois d’efforts à l’école. Mais les pays qui ont expérimenté un système d’évaluation des compétences sans notation sont en train de faire machine arrière (la Suède et le Danemark par exemple). La motivation, le niveau des élèves et l’ambiance de travail avaient régressé. C’est une escroquerie intellectuelle de nous faire croire que l’échec scolaire en France est lié aux notes. Ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on va faire baisser la fièvre.

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A propos de l'auteur
Olivier Vial

Directeur du CERU.

Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.

Après des études à Grenoble, où il obtient une maitrise d’économie, Olivier Vial poursuit ses études à l’Institut Français de Presse (IFP) à Paris.

Il a été élu au conseil d’administration du CNOUS, de 2000 à 2002. Il a également été membre de la section des "questions économiques générales et de la conjoncture" du conseil économique et social.

Il a, notamment, publié "l’école malade de l’égalitarisme". Il est également président de l’UNI.