Le vote des jeunes donne traditionnellement une prime à la gauche. Mais on observe une érosion de cette tendance, qui suit d’ailleurs les mêmes courbes que le vote ouvrier. Dans les années 1980, l’adhésion des jeunes à la gauche était écrasante. Cela a changé. Il y a moins de spécificités au vote des jeunes, qui suivent aujourd’hui davantage leurs aînés. Hollande devance toujours Sarkozy car il fait, dans cette catégorie, l’union de la gauche. Les jeunes auparavant très prompts à voter pour les écolos ou tentés par Besancenot, l’ont rejoint, faute de candidat crédible.
A droite, les voix des jeunes sont encore éparpillées ; beaucoup d’entre-eux sont tentés par le Front National. Le vote jeune tend à se rapprocher des scores nationaux et ce malgré l’effort de communication de Hollande sur la jeunesse. Sarkozy, lui, n’a pas un discours "jeuniste" : il parle de famille, d’autorité et d’excellence. La jeunesse de droite est très attachée à ces valeurs.

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A propos de l'auteur
Olivier Vial

Directeur du CERU.

Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.

Après des études à Grenoble, où il obtient une maitrise d’économie, Olivier Vial poursuit ses études à l’Institut Français de Presse (IFP) à Paris.

Il a été élu au conseil d’administration du CNOUS, de 2000 à 2002. Il a également été membre de la section des "questions économiques générales et de la conjoncture" du conseil économique et social.

Il a, notamment, publié "l’école malade de l’égalitarisme". Il est également président de l’UNI.