En 2008, 1 410 000 étudiants étaient inscrits à l’université. A champ constant, le nombre d’inscrits a diminué de 1,1 % par rapport à 2007. La situation varie beaucoup selon les établissements.

Le Centre d’études et de recherches de l’UNI - CERU avait démontré dans une note publiée l’année dernière que les universités régulièrement bloquées voyaient leurs effectifs chuter 3 à 5 fois plus rapidement que la moyenne nationale.

Cette tendance est confirmée par les premiers chiffres que le CERU a réussi à se procurer pour l’année 2009/2010.

En effet, en cinq ans, « la prestigieuse » université Paris 4 Sorbonne a, à périmètre constant (c’est-à-dire sans prendre en compte les étudiants d’IUFM qui ont été rattachés à l’université en 2008), perdu près d’un quart de ses étudiants (-22,7 %). Depuis trois ans, cette université a régulièrement été bloquée par des mouvements de grèves (CPE en 2006, mouvement contre la LRU en 2008 ou contre le décret enseignants-chercheurs en 2009). Cela a nuit à son image auprès des étudiants comme en témoigne la baisse rapide des inscriptions durant cette période (- 6,7 % en 2007, -6,5 % en 2008, - 5,1 % en 2009). Cette baisse a été, en 2008, six fois plus forte que la moyenne nationale qui s’établissait à - 1,1 % (chiffre Ministère de l’enseignement supérieur).

L’université Paris 2 – Panthéon-Assas semble, quant-à-elle, bénéficier de sa réputation de fac sans blocage. En 2009, ses effectifs ont progressé de 23,1 % par rapport à la rentrée 2008 (17 800 inscrits en 2009 contre 14 449 en 2008).

A propos de l'auteur
Olivier Vial

Directeur du CERU.

Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.

Après des études à Grenoble, où il obtient une maitrise d’économie, Olivier Vial poursuit ses études à l’Institut Français de Presse (IFP) à Paris.

Il a été élu au conseil d’administration du CNOUS, de 2000 à 2002. Il a également été membre de la section des "questions économiques générales et de la conjoncture" du conseil économique et social.

Il a, notamment, publié "l’école malade de l’égalitarisme". Il est également président de l’UNI.