Depuis une dizaine d’années, le nombre d’enfants et de jeunes adolescents qui ont entrepris un changement de sexe ou de genre a explosé. Dans les pays qui ont établi des recensements précis, les chiffres sont vertigineux : ils dépassent les 2000 %.

Quelles raisons expliquent cette augmentation ? Ces « transitions » améliorent-elles le mal-être ressenti par ces jeunes ? Diminuent-elles réellement les risques de suicide ? Quelles peuvent-être les conséquences des différents traitements ?

Certains finissent par regretter leur « transition », et s’engagent dans un processus difficile de « détransition ». À partir du témoignage et des expériences de certains de ces « détrans » et d’une synthèse des derniers articles scientifiques publiés sur ce sujet,cette note du CERU tente d’éclairer ces questions.

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Les éléments à retenir

Pourquoi le nombre de transitions explose chez les jeunes ?

Le développement des « dysphories de genre » peut s’expliquer en partie par un phénomène de contagion sociale et culturelle. Le rôle des médias, des pairs et des réseaux sociaux est souligné par plusieurs auteurs.

Le nombre de personnes « détrans » pourrait parallèlement augmenter

Avec des groupes vingt fois plus importants qu’il y a dix ans, la rapidité et la facilité accrues avec lesquelles certaines décisions sont prises, et la plus grande jeunesse des candidats, les personnes qui voudront revenir sur leur transition seront plus nombreuses.

L’engrenage de la « transition » précoce

Le processus de « transition précoce » agit comme un engrenage. Chaque étape entraîne la suivante. Sans ce suivi médical, « la dysphorie de genre », chez les jeunes enfants, finit par disparaître toute seule dans près de 80 % des cas. Ce qui n’est plus le cas quand le processus est engagé.

Le risque de suicide ne baisse pas

Après une transition complète, une importante étude suédoise montre que le mal-être des personnes trans ne diminue pas. Pire, le risque de suicides augmente légèrement la première année suivant la fin de la transition.

Un arbitrage sérieux entre les bénéfices et les risques doit nous amener à explorer d’autres pistes que cet engrenage irréversible de la transition hormonale et chirurgicale pour les enfants et les jeunes mineurs et à adopter rapidement un moratoire sur l’utilisation des « bloqueurs de puberté » dans le cadre d’une dysphorie de genre.

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A propos de l'auteur
Olivier Vial

Directeur du CERU.

Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.

Après des études à Grenoble, où il obtient une maitrise d’économie, Olivier Vial poursuit ses études à l’Institut Français de Presse (IFP) à Paris.
Il a été élu au conseil d’administration du CNOUS, de 2000 à 2002. Il a également été membre de la section des "questions économiques générales et de la conjoncture" du Conseil économique et social.

Il a, notamment, publié "l’école malade de l’égalitarisme". Il est également président de l’UNI.